Longtemps relégué à la sphère intime, le cancer s’invite de plus en plus sur grand écran.
On ne le chuchote plus, et ça fait du bien.
Récompensé à deux reprises aux César hier soir, le film marque surtout par son parti pris : s’arrêter au moment du diagnostic et montrer la difficulté (ou l'impossibilité) de l’annoncer aux proches.
Mais c'est aussi un symbole.
Un symbole fort pour tous ceux qui traversent la maladie.
Pour les patients et les proches, dont la réalité et la dureté des parcours restent encore trop peu visibles.
Pauline Loquès s’éloigne de ce que l’on a l'habitude de voir, avec :
- Un jeune homme.
- Un cancer dont on parle peu.
- Un récit centré sur le moment du diagnostic.
Elle filme non pas la maladie elle-même, mais son irruption dans la vie ordinaire.
En s’arrêtant au seuil des traitements, le film déplace le regard. Il ne raconte ni la maladie, ni parcours, ni la résilience.
Il s’intéresse à l’instant où tout bascule. Ce moment précis qui marquera un avant et un après.
C'est peut-être aussi par ces récits-là que le regard collectif évolue.Et que les tabous tombent.
Parce que Nino ce n'est pas qu'une fiction.
Nino, c'est nous.
Bande-annonce
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