Témoignage de Florence, 54 ans.
Il y a 4 ans, j’ai découvert la cure La Roche-Posay grâce à mon oncologue et à un atelier organisé par la Ligue contre le cancer dans le département 22.
Lors de cet atelier, une personne revenant de la cure partageait son expérience, ce qui m’a beaucoup aidée à me lancer.
J’ai effectué ma première cure six mois après la fin de mes traitements contre le cancer. Physiquement, c’était très difficile car j’étais encore très faible. Par la suite, j’ai alterné plusieurs opérations liées à mon gène BRCA1 avec une cure chaque année.
Les pathologies prises en charge
La cure La Roche-Posay cible trois grandes pathologies :
- Les affections de la peau (eczéma, psoriasis).
- Les grands brûlés.
- Suivi post-cancer (cicatrices, mobilité, effets secondaires, sécheresse vaginale, etc.)
Le déroulement et le rythme de la cure
Une cure est épuisante physiquement, surtout la première et la dernière semaine. Dès le début, une visite médicale permet d’adapter les soins à chaque personne, en fonction notamment du type de cancer. La deuxième semaine est généralement plus douce.
Le rythme est soutenu : 6 jours sur 7 avec plusieurs soins quotidiens. Pour profiter pleinement de ce temps pour soi et se reposer, je conseille d’y aller seul(e).
Les soins quotidiens pendant la cure
Les soins remboursés comprennent :
- La douche filiforme, tous les jours sauf le samedi.
- La douche à jet, prescrite par le médecin, une fois par semaine.
- Les pulvérisations, tous les jours.
- Le bain à 36 degrés, tous les jours, considéré comme le meilleur moment de la journée.
- Si prescrit par le médecin thermal, des massages sous l’eau par un kinésithérapeute.
En tout, la durée totale des soins varie entre 2 et 3 heures par jour, en fonction de l’attente entre chaque soin.Les bienfaits des soins et de l’eau thermaleL’eau thermale de La Roche-Posay est magique ! Elle est riche en sélénium et silicium, ce qui est excellent pour la peau : dès le premier jour, j’ai senti mes ongles se fortifier, ma peau s’hydrater et mes cheveux retrouver de la vitalité.
Pendant la cure, il faut boire une quantité précise d’eau thermale, qui conserve ses propriétés seulement 24 heures, ce qui explique qu’elle ne soit pas disponible dans le commerce.
Les kinésithérapeutes sont compétents et attentifs, même si certains soins peuvent être éprouvants.
Un accompagnement complet : personnel, conférences et ateliers
Le personnel de la cure est très sympathique et disponible. Le pavillon rose organise presque tous les après-midi des conférences sur divers sujets : le cancer, les effets des traitements, l’alimentation, etc.
Il y a aussi la boutique Amoena avec d’excellentes conseillères qui proposent plusieurs ateliers, apportant un vrai soutien aux curistes.Un lieu de partage et d’entraideLa cure n’est pas uniquement des soins : c’est aussi un moment d’échanges et de conseils entre curistes.
Ce temps fait du bien moralement, car on se retrouve avec des personnes vivant des situations similaires, sans avoir à justifier sa fatigue liée au cancer.
Lors de ma deuxième cure, ces rencontres m’ont aidée à choisir la méthode pour ma double mastectomie prophylactique, en observant les résultats des différentes techniques sur d’autres femmes. L’année dernière, j’ai rencontré une jeune femme dans la même situation que moi trois ans plus tôt, ce qui lui a donné de l’espoir.
Durée des bienfaits
La première année, les effets positifs sur ma peau ont duré environ trois mois. Puis, année après année, ils perdurent plus longtemps. À chaque cure, mon médecin thermal me prescrit une préparation thermale que j’utilise toute l’année pour maintenir l’hydratation de ma peau.
Coût et démarches administratives
La cure elle-même est prise en charge à 100 % dans le cadre de l’ALD (affection de longue durée), à condition que la prescription précise la spécialité dermatologie comme motif de la cure (une deuxième orientation peut être ajoutée).
Mon budget personnel
La cure me revient -après prise en charge mutuelle- à environ 500 euros (loyer + essence pour 400 km), hors alimentation. Je recommande de faire des courses avant de partir, car se nourrir sur place peut être plus cher, surtout si vous n’avez pas de véhicule.
Je préfère loger près de la cure, car les soins commencent tôt le matin, et le temps gagné est précieux. Mais il existe différentes options de logement, y compris un camping.
Les frais de trajet et de logement restent à votre charge, mais la CPAM peut aider selon vos ressources.
Certaines mutuelles prennent aussi en charge une partie des frais (j’ai choisi la mienne en fonction de cela).
Les démarches
Les démarches auprès de la Sécurité sociale ont été simplifiées récemment, ce qui facilite l’accès. Il faut faire la demande par année civile bien à l’avance, car il y a souvent trois mois d’attente pour l’accord. Pour ma part, je réserve mon logement avant même d’avoir la confirmation.
En résumé :
- La cure est top pour la peau, les cicatrices et la mobilité, ainsi que pour les cheveux et les ongles.
- Elle très bénéfique pour le moral, on se sent compris et « comme tout le monde ».
- C'est un moment à soi, une vraie pause bien-être dans la maladie.
La Roche-Posay est un lieu apaisant, ressourçant et joli, à découvrir absolument. Je recommande vivement cette cure.
J'y retourne d'ailleurs dans quelques jours et j'attends ce moment avec impatience ...
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