La socio-coiffure pour réconcilier son image et soi

28/11/2025

La chute des cheveux, des poils, les transformations physiques provoquées par les traitements peuvent être difficiles à vivre et affecter l'estime de soi.
L’accompagnement par une socio-coiffeuse spécialisée en oncologie  est un moyen précieux pour restaurer l’estime de soi et reprendre le contrôle sur son image.

La socio-coiffure, kézako ?
La socio-coiffure est une approche thérapeutique de la coiffure qui va bien au-delà des soins capillaires. Elle s’intéresse à la relation entre la coiffure et l’état émotionnel du patient, et peut être pratiquée à des fins de soutien psychologique.
Elle ne se limite pas uniquement à la coupe de cheveux. Elle inclut aussi la mise à nue, les soins et des conseils pour améliorer l’image de soi, réduire le stress et apporter une aide émotionnelle, particulièrement en période de maladie.

Quand recourir à la socio-coiffure pendant un cancer ?
L’accompagnement en socio-coiffure peut démarrer dès l’annonce de la maladie pour anticiper la perte de cheveux.
Pendant et après le traitements il est conseillé de faire des soins du cuir chevelu, pour détoxifier le bulbe capillaire de toxines liées à la chimiothérapie et ainsi préparer la repousse.

Avant les traitements : préparer l’image de soi à un changement
Il est important d’anticiper la perte des cheveux et le changements dus aux traitements.
La socio-coiffure peut aider à :- Apaiser l’anxiété liée à la perte de cheveux en présentant des solutions adaptées (foulards, perruques, …)
- Préparer mentalement à l’apparence qui peut changer durant les traitements.
- Maintenir une image de soi positive, même dans un contexte difficile.

Pendant les traitements : mieux vivre les effets secondaires
Les traitements contre le cancer, notamment la chimiothérapie, peuvent entraîner la chute des cheveux, ce qui affecte souvent l’estime de soi. La socio-coiffure peut accompagner cette période difficile pour
:- Gérer la perte de poils : cheveux, cils, sourcils, barbe.
- Créer un moment de bien-être et de détente pour soulager le stress et l’anxiété.
- Offrir un espace d'écoute et de soutien émotionnel, pour favoriser une meilleure gestion des émotions liées à l’apparence.

Après les traitements : retrouver l’estime de soi et la confiance
Après les traitements, le corps se remet lentement, et les cheveux commencent souvent à repousser.
La socio-coiffure peut aider à :
- Accompagner la repousse des cheveux en proposant des conseils ou des coupes adaptées.
- Prendre du temps pour soi et de se réapproprier son corps.

Jusqu’à quand pratiquer la socio-coiffure ?
La socio-coiffure peut être pratiquée autant de fois que nécessaire. Certains patients choisissent de consulter régulièrement rafraîchir leur coupe de cheveux, tandis que d’autres peuvent préférer une approche ponctuelle pour un moment de soutien émotionnel.

Une pratique douce et bienveillante
La socio-coiffure est une approche douce, sans jugement et centrée sur l'écoute du patient. Elle ne remplace pas les soins médicaux, mais elle est un excellent complément pour aider à traverser la période de traitement avec plus de sérénité et de confiance. Elle offre un moment de réconfort et permet de se sentir bien dans sa peau et dans son corps, même dans les moments les plus difficiles.


💡 Bon à savoir : Certaines mutuelles prennent en charge une partie, voire la totalité des frais. N'hésitez pas à contacter la vôtre pour connaître les conditions de remboursement prévues dans votre contrat + prise en charge partielle par la Sécurité Sociale si le praticien est agréé.

⚠️  Attention : L’accompagnement par un socio-coiffeur ne peut en aucun cas se substituer à un avis ou un traitement médical.


Article corrigé et validé par Fabienne Gemehl, praticienne spécialisée en onco-coiffure (Montreuil-sous-Pérouse) et référencée sur l'application Quatre février*

TÉMOIGNAGES

Olivia, 36 ans : "Cette rencontre m'a permis de me projeter en me préparant dès le début du parcours"
Peu après le diagnostic de mon cancer de l'ovaire, une amie m'a parlé d'une socio-coiffeuse mais je ne savais même pas ce que c'était, même si j’avais bien compris que ça avait un lien avec mes cheveux ! Elle a beaucoup insisté et j'ai finalement pris rendez-vous.

Quelle merveilleuse idée ! J'ai rencontré une personne tellement bienveillante et à l'écoute. Elle m'a donné énormément de conseils sur la repousse ou encore sur l'entretien quotidien. Je n’ai fait qu’une séance à cause de la distance, mais ça m’a beaucoup aidé de la rencontrer au début du parcours pour pouvoir me projeter et d’être préparée. Je recommande vivement !

Stéphanie, 37 ans : "Ma socio-coiffeuse a été un pilier dans mon après-cancer"
J’ai découvert la socio-coiffure lors de mon premier séjour à l’hôpital, quand on m’a posé mon Picc Line et injecté ma première chimio. Une infirmière m’a donné un flyer avec tous les « soins de support » disponibles à l’hôpital où j’étais et dans la liste il y avait la socio-coiffure. Je n’en avais jamais entendu parler avant.

Mes cheveux et moi c’est une grande histoire d’amour depuis toujours. D’ailleurs quand mon médecin a commencé à évoquer l’hypothèse d’un cancer, je me souviens m’être dit « bon ok, s’il faut faire face à un cancer je peux gérer mais on laisse mes cheveux tranquilles ». Ça peut paraître dingue mais à ce moment là j’ai eu plus peur de perdre mes cheveux que de mourir, c’est dire à quel point ils sont importants pour moi 😅

Bref, j’ai gardé ce flyer précieusement car je savais qu’à un moment ou à un autre j’aurai besoin de me tourner vers la socio-coiffure.

Lorsque mes cheveux ont commencé à tomber, j’ai voulu les raser rapidement (sans doute pour garder un semblant de contrôle sur la situation) mais je voulais partager ce moment avec un proche, pas avec une inconnue.

C’est un peu plus tard, lorsqu’ils tombaient davantage et que les soucis de démangeaisons, entretien du cuire chevelu, etc, sont arrivés que je me suis tournée vers la socio-coiffeuse pour la première fois. Elle a pu me donner des conseils pratiques pour traverser cette période de « crâne d’œuf » de la façon la plus douce possible.

Elle m’a également aidé avec ma perruque, que j’avais du mal à mettre et qui s’est avérée être trop grande pour moi.

Mais finalement, là où l’accompagnement d’une socio-coiffeuse a été le plus précieux pour moi, c’est au moment de la repousse. À cette période je n’étais pas prête à retourner dans un salon classique. J’étais traumatisée par l’expérience que je venais de vivre, j’avais besoin de douceur, de bienveillance, de me sentir en confiance. Ma socio-coiffeuse n’était pas une simple coiffeuse, elle m’écoutait, elle comprenait, elle me chouchoutait… elle a vraiment été un pilier pour moi dans cette période de l’après-cancer, qui a été la plus terrible.

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